ZAMANA

A QUOI BON

J’rappe c’est pour exciter l’opinion publique
Pour la réaction mais pas la contradiction
Alors j’peux pas me lancer dans un égo trip
Si j’veux trouver des réponses à toutes mes questions
On dit que le rappeur a souvent la solution
Moi je n’en ai pas c’est bien la seule conviction
Le public critique fait ses pronostics
J’veux pas prendre de claques c’est pour ça que j’ai pas de clique

J’suis qu’in mec banal qui passe son temps à gueuler
Dans des soirées d’félés où personne n’écoute personne
Tout le monde ne pense qu’à s’la donner
Et t’as vu mon body ?et t’as vu mon baggy ?
J’viens pas d’la cité ni même de Las Vegas
J’suis pas l’as des as j’ai pas d’style pas d’classe
Mais j’suis doué pour occuper tout l’espace en clair,
Tu vas à la chasse et moi j’pique ta place
Et si jamais tu t’pointes et qu’c’est toi le plus fort
J’ouvre ma grande gueule pour compenser l’effort
Car si la plupart du temps les faibles ont toujours tord
C’est toujours les plus faibles qui paraissent les plus forts
Boum boum clash boum… « ça fait même pas mal… »
J’supporte les flics même ceux qui m’niquent
J’ai pas l’choix j’veux pas me retrouver à la clinique
J’écoute les « kiayes » en rajoutant « astafouroulaye ! »
Mais dis moi c’est pas toi qu’a mis le feu à Rodwooko ?
Pourtant j’fais mon boulot. Ho ! il est passé où encore le petit gros ?
« …juron de commerçant… »
Et j’fais tout pour ne pas énerver mon voisin
Mais quand le téléphone sonne c’est lui qui s’plaint
Il dit que j’lui prend la tête avec mon rap de dingue
Il est pas original !

Refrain :

J’suis pas original Hip-Hop dans la party
J’suis pas original
J’suis pas original Hip-Hop dans la party
J’suis complètement banal
J’suis pas original Hip-Hop dans la party
J’suis pas original
J’suis pas original Hip-Hop dans la party
J’e suis banal

L’air de rien c’est risqué derrière l’micro de s’planquer
C’est que j’suis pas baraqué, c’est que j’suis pas très musclé
A force de revendiquer polémiquer s’impliquer
On finit toujours par s’faire attaquer
Mais comme j’suis tout seul et que j’peux assumer
Le public souvent se fait magnanime
Car j’ai les deux pieds sur terre mais j’suis pas un gangster
Heureusement que j’peux encore compter sur ma mère
J’fais pas l’poids devant Nabaloum Boum Boum
Même le quart d’une demi seconde, j’tiens pas un round
J’ferais pas l’con devant Missy elliot
Car une seule baffe de la part de cette « sakrotte »
Ou un coup d’tête « mate la tête et l’cou qui la porte »
M’enverrai certainement dans une sorte de safari orbite
Photographier les putains d’antilopes ! tu m’suis ?
J’suis pas d’ceux qui pensent qu’la vie est une salope
Car j’suis tellement lâche que j’ai pas dis à mon pote
Qu’il puait d’la bouche qu’il aurait dû prendre une douche
Mais où est donc passé l’insecticide ?
Non mais, sans rire est ce que t’as vu les mouches ?
« bzzzzzz… » « pshitttttttttt…. »
j’ai qu’une copine et qui se shoote à l’aspirine
Aujourd’hui elle louche quand j’lui fais du bouche à bouche
Je m’couche le soir tard et dans le noir
J’culpabilises de pas être une star

Refrain :

J’suis pas original Hip-Hop dans la party
J’suis pas original
J’suis pas original Hip-Hop dans la party
J’suis complètement banal
J’suis pas original Hip-Hop dans la party
J’suis pas original
J’suis pas original Hip-Hop dans la party
J’e suis banal

J’suis pas original Hip-Hop dans la party woye !
J’suis pas original Hip-Hop dans la party woye !
J’suis pas original Hip-Hop dans la party woye !
J’suis pas original Hip-Hop dans la party woye !

ELLE AVAIT

Refrain :

En revenant de la fête
J’ai rencontré une poulette
Elle a paru stupéfaite
Quand j’ai dit qu’elle était parfaite
Puis elle a tourné la tête
M’a fait signe d’aller me faire voir
Mais elle m’a laissé croire
Que je pouvais encore y croire

« vas y…mais comment elle était »
Elle avait des mèches noires cent pour cent Amina Liss
Des Shaba fraîchement sorties du salon une miss
Avec ça elle aurait pu se comparer
A Angelina jolie dans l’pêcher originel
« y a match hein ! »
Elle avait des joues douces comme des noix d’acajou
Tendres comme du caoutchouc qui ressemblaient à des chouchous
Mignons comme des petits choux
Et qu’on avait envie de sucer comme des bonbons Zoodo
« hummmmm… »
Elle avait un nez qui paraissait dessiné
Emprunté dans une bande dessinée
Pas comme le nez de Mobutu Séssé
Ni comme un nez d’papou ni comme un nez de guerrier bantou
« ah ça non ! » « c’est tout ? »
Elle avait des lèvres pulpeuses comme des goyaves
Qui donnent envie d’les croquer
Des lèvres qui t’auraient fait quitter ta fiancée
Le jour d’la Saint valentin rien qu’pour les recenser
« Waïeeeeee »

Refrain :

En revenant de la fête
J’ai rencontré une poulette
Elle a paru stupéfaite
Quand j’ai dit qu’elle était parfaite
Puis elle a tourné la tête
M’a fait signe d’aller me faire voir
Mais elle m’a laissé croire
Que je pouvais encore y croire

« ses lolos…ses lolos… »
Elle avait des lolos comme des noix d’coco
Des lolos qui t’auraient fait oublier d’toucher l’gros lot
A la LONA.B pour t’y blottir au frais comme un bambino
« au frais ! »
Elle avait des nichons dressés comme des fusées
Lancées sur orbite
Des tétons qui t’auraient fait sortir les yeux des orbites
Comme les poissons frits d’la vendeuse d’attieké
« elle était bien hein… »
Elle avait une façon de te regarder en plus
Elle aurait jetée sa petite culotte
Que tu serais allé la chercher à quatre pattes
Rien que pour la lui remettre et t’excuser
« ben j’m’excuse » « non…tu déconnes là »
Elle avait une façon de s’tenir et de se mouvoir
On aurait dit une panthère noire y a pas photo
Un sacré toutou avec des atouts
A rendre jaloux le plus fier des matous
« Miaouuuu ! »

Refrain :

En revenant de la fête
J’ai rencontré une poulette
Elle a paru stupéfaite
Quand j’ai dit qu’elle était parfaite
Puis elle a tourné la tête
M’a fait signe d’aller me faire voir
Mais elle m’a laissé croire
Que je pouvais encore y croire

« ho ho ho….et ses tassabas ? »
Elle avait des fesses de ouf
On aurait pu poser un verre d’eau au dessus Il aurait tenu debout,
Des boussoles qui auraient fait brûler un feu rouge
Rien que pour les contempler
« aïe aïe aïe aïe aïe… »
Un pare-choc arrière monté à la perfection
Relevé, soutenu, une putain d’attraction
Une invitation à la perdition dans les couloirs obscurs d’la tentation
« alors là t’es foutu ! »
Elle avait des cuisses apocalyptiques
De séductrice, de provocatrice, des cuisses
Qui t’auraient surement fait faire le plein
Si elles avaient donné leur nom à une station service
« pantisankana ! »
Alors quand j’y repense encore ça m’a laissé une cicatrice
Car après tout ça vous vous y imaginez bien
Dans quel état j’étais, justement car jusque là
Elle avait rien dit quand brusquement
Je la vis s’agiter apparemment prête à parler
J’étais toute ouïe, excité, j’bavais, j’tenais plus
C’est là qu’elle a tout gâté car elle a dit :
« séri…si payer tchoua mille si fait lé pip si fé l’amourrr »
….hounhounhounhoun……

Refrain :

En revenant de la fête
J’ai rencontré une poulette
Elle a paru stupéfaite
Quand j’ai dit qu’elle était parfaite
Mais quand elle a ouvert la bouche
Et qu’elle a fait tomber des mouches
J’ai pris mes jambes à mon cou
Et aujourd’hui je cours encore

LA VIE S'EN VA

A tous ces enfoirés qui m’attendaient pas
J’refais surface sort le périscope mates les indécis
J’t’étonne sur ce beat comme une putain qui fait vœu d’chasteté
Naturellement bad boy tu m’attendais pas à ce tournant
T’as tellement tourné et retourné dans ta tête tes idées à la con
Que tu m’aurais bien vu poser sur du balafon
Trois fois deux font six j’ai pas d’leçon à te donner fils
Aussi longtemps que tu sauras te servir d’une rime
Comme d’un bâton t’appréciera le dicton
Qui dit que ta gueule tu emploieras
Alors seulement tes pieds tu épargneras
Science et conscience ne se différencient
Que par ce qui les séparent, la connerie

Refrain :

La vie s’en va s’écoule comme un ruisseau frangin
Si t’es pas sot fais deux pas en arrière, et prépare toi pour le saut
La vie s’en va s’écoule comme une rivière frangine fait pas la fière
Fais deux pas en avant, et profites en dès maintenant
La vie s’en va se fait rare comme un buisson en plein désert tonton
Un pas gauche, ça c’est pour refouler la pression
La vie s’en va se fait rare comme un parapluie un jour sans pluie tanti
Un pas à droite, ça c’est pour apprécier la vie

Si tu veux pas pleurer comme cette chanson
Ne pas réfléchir avant d’agir est la seule solution
Même si parfois pleurer c’est bon
Tant de pièges t’attendent au détour du chemin
Que parfois on y gagnerait rien
A les visualiser sur le terrain, à les repérer avant sa fin
Afin que tu saches qu’il n’y a pas pire destin
Que de se rendre compte à la fin de sa vie
Qu’on est mort pour rien, qu’on a sacrifié ses lendemains
La vie c’est ta formule, ma formule, sa formule
Avec un zeste de bonne fortune
Cueillons dès aujourd’hui ses fleurs et ses fruits

Refrain :

La vie s’en va s’écoule comme un ruisseau frangin
Si t’es pas sot fais deux pas en arrière, et prépare toi pour le saut
La vie s’en va s’écoule comme une rivière frangine fait pas la fière
Fais deux pas en avant, et profites en dès maintenant
La vie s’en va se fait rare comme un buisson en plein désert tonton
Un pas gauche, ça c’est pour refouler la pression
La vie s’en va se fait rare comme un parapluie un jour sans pluie tanti
Un pas à droite, ça c’est pour apprécier la vie

J’vis ma vie tu m’attendras l’hiver et je sortirai le printemps
Et c’est tout naturellement que certains n’en seront pas contents
Autrement dit malgré mes arguments
Et le fait que j’pose sur un beat cinglant
Il y aura encore des gens pour dire
Que j’aurais certainement pu poser autrement
La vie c’est, les différences, les ressemblances, les abstinences
Mais au final ce qui compte c’est l’indépendance de jugement
La gestion du trésor que représente ton existence
L’économie pour laquelle tu vis dans laquelle tu survis
Ne s’applique pas cette fois ci pour ton paradis

Refrain :

La vie s’en va s’écoule comme un ruisseau frangin
Si t’es pas sot fais deux pas en arrière, et prépare toi pour le saut
La vie s’en va s’écoule comme une rivière frangine fait pas la fière
Fais deux pas en avant, et profites en dès maintenant
La vie s’en va se fait rare comme un buisson en plein désert tonton
Un pas gauche, ça c’est pour refouler la pression
La vie s’en va se fait rare comme un parapluie un jour sans pluie tanti
Un pas à droite, ça c’est pour apprécier la vie

LE CYCLE

Je dis que dans c’pays y a rien qui a changé
C’qui nous arrive à tous on l’aura bien cherché
Y a pas d’mer pas d’pétrole que des idées
Et l’pire c’est qu’on t’laissera pas les réaliser
On a tous réalisé qu’on était pénalisé
Qu’on comptait pas assez qu’on était banalisé
Ne m’dites pas que dans c’pays y a pas d’argent
Même si c’est vrai que certains le gagnent honnêtement
J’en ai vu qui prospèrent depuis aussi longtemps
Que le temps qu’on a mis pour être indépendants
On demande pas la charité ni la pitié
On a pas besoin d’ça pour progresser
On vous demande juste de suivre l’actualité
Quatre vingt pour cent des jeunes sont déconnectés

Refrain :

La roue ne tourne pas quelqu’un l’a bloquée
Quelqu’un s’amuse avec les putains d’dés
C’est toujours les mêmes qui ont le pouvoir et
La météo n’annonce rien d’beau
Sauf quand elle dit qu’il va pleuvoir c’est qu’il va faire beau
Même le coq en a perdu son cocorico
Donc écoute plutôt tes potos du ghetto
Et évite de croire c’qu’on te dit à la télé

Je dis que on va pas passer notre temps à chanter
Pour expliquer le mal de la jeunesse Burkinabè
Donnez nous des créneaux, des possibilités
Au lieu de cracher tout l’temps sur notre identité
Mais ils ont décidé d’appliquer la théorie du chien
Une fois repéré, une fois localisé,
La caravane s’arrête et lui botte les fesses
Avant de continuer son chemin comme si de rien n’était
Pendant c’temps là la roue ne tourne pas
La roue ne bouge pas pendant qu’la terre tourne
La roue ne tourne pas pendant qu’le temps file
La roue ne tourne pas…

Refrain :

La roue ne tourne pas quelqu’un l’a bloquée
Quelqu’un s’amuse avec les putains d’dés
C’est toujours les mêmes qui ont le pouvoir et
La météo n’annonce rien d’beau
Sauf quand elle dit qu’il va pleuvoir c’est qu’il va faire beau
Même le coq en a perdu son cocorico
Donc écoute plutôt tes potos du ghetto
Et évite de croire c’qu’on te dit à la télé

On dit que balle qui roule n’amasse pas mousse
Et qu’aucune balle ne roule sans une main qui la pousse
Mais si une balle qui roule est freinée dans sa course
Y a forcément un zozo qui la bloque avec son pouce !
Difficile de se remplir les poches
Sauf pour ceux qui tiennent la roue et leurs descendants proches
Les imbéciles heureux ne réalisent qu’ils le sont
Que lorsqu’ils se voient briller au panthéon des cloches
La vérité est moche surtout quand on l’approche
Aussi moche qu’les fesses d’une mouche au microscope
Toute ta vie tu peux attendre la cavalerie
Toute ta vie tu peux attendre d’être nanti
Pour n’en tirer aucun bénéfice
Car de père en fils ils sont tous complices
Ils se transmettent avec dextérité
L’art et la manière de bloquer une roue…

Refrain :

La roue ne tourne pas quelqu’un l’a bloquée
Quelqu’un s’amuse avec les putains d’dés
C’est toujours les mêmes qui ont le pouvoir et
La météo n’annonce rien d’beau
Sauf quand elle dit qu’il va pleuvoir c’est qu’il va faire beau
Même le coq en a perdu son cocorico
Donc écoute plutôt tes potos du ghetto
Et évite de croire c’qu’on te dit à la télé (x2)

La roue ne tourne pas…
La roue ne tourne pas…

LE TRUC QUI REND DINGUE

Refrain :

Toc Toc Toc ouvre moi la porte
Ça fait trop longtemps que j’attends je commence à enrager
Me begin to suffer it begins to vex me
Me gonna fight you me gonna fight you (x2)

Dès l’départ j’indique à l’audimat
Que je m’pose pas pour cirage de pompes
Ame sensible s’abstenir cœur fragile aussi
Car y aura personne à prévenir en cas d’accident
Dans c’putain de système qui arrange tout l’monde
Y a personne qui l’dit, à croire qu’il y a les boules d’akassa
Mais qu’à cela ne tienne
On fonce quand même de peur de lever le petit doigt
Aujourd’hui ton petit doigt demain une armée ils lèveront
Pour mater la putain d’rebellion
Rien à faire car le système a été conçu pour durer
Voilà pourquoi au ministère d’la culture
On alloue les fonds aux artistes
Qui finissent dans les poches des bureaucrates voilà pourquoi
On préfère sponsoriser le griotisme
Attalaku et autres prodadas
La fonction originelle du griot c’est plus ça
De témoin d’l’histoire il est passé à bouffon d’la foire voilà pourquoi
La salsa et autres kwassa-kwassa qu’nos grands frères font
On appelle ça d’la musique Burkinabè
Et que l’rap que nous pratiquons est considéré comme
Un Rassemblement d’Adolescents Puérils
Moi j’baisse le pantalon mais pas l’froc
Toc Toc Toc ouvrez moi la porte
Car s’il le faut j’entrerai de force
Force est de constater que si t’es pas excité
Tu peux pas exister, cousin…

Refrain :

Toc Toc Toc ouvre moi la porte
Ça fait trop longtemps que j’attends je commence à enrager
Me begin to suffer it begins to vex me
Me gonna fight you me gonna fight you (x2)

 

Issu d’aucun parti ni d’aucune religion
J’défend pas mon bifteck mais mon droit d’penser
Sans aucune oppression car si on m’interdit la réflexion
C’est surement de là que jaillira la pression
J’détient pas la vérité car le véritable n’est pas vérifiable
Et le vérifiable pas forcément vérifié
Voilà pourquoi on nous parle de lois
De sciences infuses de procès
Et d’enquêtes douteuses qui ne contribuent
Qu’à renforcer le doute sans doute
En était ce le but inavoué
Demain j’ai vu un crime et hier j’l’avais déjà vu
L’argent n’est pas toute chose c’est la seule chose
Ose, et demande le aux petites filles de treize quatorze ans
Consommées par des pédophiles aux allures de dignitaires
Pour parfaire l’éducation d’leurs filles nos mères
S’empressent de leur sectionner l’clitoris
Qu’elles mêmes hier ont déjà perdu d’la même manière
Et nos fils acceptent ce sacrifice
Assez de cette hypocrisie générale
Ces avortements strictement interdits qui n’mènent à rien
Puisque ces mères filles le font quand même
Dans des conditions complètement déplorables
Ces hommes et ces femmes mariés qui n’s’aiment pas
Mais vivent ensemble et s’tolèrent
Pour la bonne marche d’la société
Ces mensonges sur la fidélité qui mènent à la séropositivité
Cousin t’as qu’un choix le préservatif, après t’as plus l’choix
Ouais t’as plus l’choix…

Refrain :

Toc Toc Toc ouvre moi la porte
Ça fait trop longtemps que j’attends je commence à enrager
Me begin to suffer it begins to vex me
Me gonna fight you me gonna fight you (x2)

Dès l’départ j’indique à l’audimat
Que je m’pose pas pour cirage de pompes
Ame sensible s’abstenir cœur fragile aussi
Car y aura personne à prévenir en cas d’accident (x2)

LES MISERABLES Feat DJATA

Après la vie après la mort la poussière
C’est vrai mais y a pas d’raison d’laisser faire
Y’en a qui n’ont même pas l’eau du marigot
Pendant que d’autres courent après le nafolo
Y’en a qui n’ont parfois que la peau sur les eaux
Y’en a qui n’ont même pas de boulettes de tô
Y’en qui dans leur sauce n’ont pas de morceaux
Y’en a qui sous la peau n’ont plus que les os
Si tu les vois dans ta rue ne fait pas semblant
Si tu les vois dans ta ville ne fait pas semblant
Si tu les vois à la télé ne fait pas semblant
Tu les entend à la radio ne fait pas semblant
Ne fait pas semblant…
Ne fait pas semblant…
Ne fait pas semblant…

Refrain :

(…Djata…)

Ouvre les yeux grandement ici c’est pire que Calcutta
C’est pire que Soweto sans Mandela et mère Theresa
Ici dans la rue trop de gosses qui tendent la main
Trop de gosses qui dans la rue veulent du riz et volent du pain fils
De la galère qui agresse pour un cellulaire
Nés dans la misère dans un système qui pompe l’air
Ici royaume maudit de tous les damnés de la terre
Je te décris cet enfer ne croit pas que j’exagère
Les frères qui fuient tous les jours à la recherche du paradis
Paradis des mange-merde… « c’est l’paradis quand même »
Eldorado à tout prix en avion bateau radeau
Dans les soutes ou dans les cales tels des tombes ou bien des caveaux
Quand tu zappes à la télé tu vois le président
Qui te dit que tout va bien… « donc qui ment calmement »
Yo Smok… « what up Dee… »
C’est ça le paradis ? … « non »
Un doigt d’honneur de la part de tous les maudits… « ouais »

Refrain :

(…Djata…)

Après ce qui est dit par Mister Awadi Djata Smockey
Il est temps de faire le tri entre les privilèges et les priorités
Car la majorité des gens n’a pas de privilèges
C’est ça nos priorités…

Oubil seybéboubach…(x) ouvre les yeux

LETTRE OUVERTE

Au Burkina Faso comme un peu partout en Afrique
Il paraît qu’on est en pleine croissance économique
Même si c’est surtout le néolithique
Qui fait un bon en avant du côté des moins nantis partis
Depuis longtemps ceux qui voulaient plus de justice
Mais pourquoi faire disaient les uns
Laissez parler les gens disaient les autres
Pourquoi pas diraient les victimes
Toujours la même rengaine diraient ceux qui éliminent
Laissons parler les gens laissons les dire laissons les faire
Laissons les croire que le chant d’leurs plaintes
Nous rappellera à nos devoirs, alors frère…
Laisse couler le refrain…

L’alarme qui retentit nous rappelle que
Pour quelques rires Il a fallu plein d’larmes
Plein d’sang quelques rescapés et beaucoup d’absents
Quelques héros seulement le sont à titre posthume
Ceci n’est pas étonnant ne restons pas d’glace
Ne laissons pas la place au silence,
Aux bouches cousues motus cousu si bien cousues
Que plus personne jamais ne saura la vérité
La vérité c’est que l’politique qui le cache
Et c’est l’pauvre qui joue à cache-cache,
Tâche que je saches de quoi il en retourne
Avant que je n’me retourne Sache
Que j’le saurai naturellement
Si c’n’est par toi ce sera par internet
Ta kalash ne retentira pas éternellement
En vérité je te le dis frère laisse couler le refrain

Refrain :

Laisse couler le refrain refrè
J’laisse couler le refrain
Laisse couler le refrain refrè
J’laisse couler le refrain

R.E.S.P.E.C.T pour toi
R.E.S.P.E.C.T pour moi
Quand la communication est bonne
Les pinsons fredonnent on s’donne
Du plaisir du plaisir en allégeant son cœur
Un peu comme si on allait à une confession
C’qui pèse doit être dit et c’qui est dit
Peut parfois valoir son pesant d’or
C’est comme ça qu’Norbert Zongo a trouvé la mort
C’est ainsi qu’il a fini et même s’il n’est pas au paradis
Ses phrases vivent encore
Immortalisées par ton silence
Immortalisées par ce qu’il nous reste de bon sens
Je danse la danse de la mort et j’lance
Comme un appel au secours à tous ces frères qui s’taisent
A toutes ces soeurs qui à l’écoute se plaisent

Refrain :

Laisse couler le refrain refrè
J’laisse couler le refrain
Laisse couler le refrain refrè
J’laisse couler le refrain

Au risque de faire plaisir à ton dentiste
J’dirais qu’la mauvaise odeur de ma bouche
Ne t’a jamais empêché d’employer ton dentifrice, peace
J’reste à l’écoute j’dialogue j’échange j’suis curieux de tout
Le fou c’est celui qui perd tout mais jamais la parole
Tu frôle la mort tu perds la vie mais si tu perds tes idées
Tu n’es plus qu’un imbécile en sursis
Si tous les hommes avaient une envie
Que serait elle à ton avis, peut être de pousser un cri
Un cri du cœur un cri d’l’esprit
Un cri qui seul pourrait nous ôter l’envie
D’en arriver à des fins criminelles même pour celle
A qui on a dédié toute sa vie car la haine et la passion
Ne sont que les esclaves de la communication

Refrain :

Laisse couler le refrain refrè
J’laisse couler le refrain
Laisse couler le refrain refrè
J’laisse couler le refrain (x2)

MA DIGNITE

Combien de temps mes frères courberont l’échine
Combien de négros finiront dans la machine…well
Combien de femmes affronteront l’infâme
Pour qu’leurs enfants connaissent à nouveau un drame

Refrain :

How many people must die…must die
Before you realize…before you realize
How many people must die…must die
Before you realize…nigga, before you realize
How many people must die…must die
Before you realize

Psychologie affectée bâtiments désaffectés
Et nos négros voient toujours le bon côté
Quand on regarde d’l’autre côté, félicité belles cités
Malgré les pièges on finit par être tentés
Après quatre siècles d’anxiété, Cheick Anta Diop
C’est toujours une exclusivité accessible à une minorité
Histoire falsifiée hommes et femmes déportés
Mais à deux guerres mondiales il a fallut participer
Religion importée, politique importée,
Economie importée conditionnée par l’O.M.C
J’espère pour nous qu’il faudra pas importer
Nos spermatozoïdes pour continuer à exister
Paludisme et Sida nos frères sont en train d’crever
Finalement faut qu’on redéfinisse les priorités
Pour ça faut l’unité, retrouver sa fierté
Faut Africain consommer et puis revendiquer

Refrain :

How many people must die…must die
Before you realize…before you realize
How many people must die…must die
Before you realize…nigga, before you realize
How many people must die…must die
Before you realize…ouais ! avant qu’tu comprenne négro
Nigga…before rou realise…before you realise

Tirailleurs Sénégalais Sénégalais tiraillés
Anciens combattants remerciés par l’statut d’immigrés
Jusqu’où ira l’acceptabilité des faits
Faites que l’accessibilité soit à la dignité
Le négro fait toujours la une d’l’actualité
Mais jamais ne peut revendiquer ses intérêts
Dilapidés, dispersés, récupérés
Au nom d’la coopération, tout ça c’est d’la maternité
A en juger par la facilité qu’ils ont
De nous dénier toute forme de capacité
Il n’appartient qu’à toi et à tous ceux qui ont foi
De représenter du côté d’l’Africanité
Pour que l’unité Africaine soit une réalité
Au delà des budgets il y a la nécessité
De commencer par ta famille, tes amis, ton quartier
Car au Burkina-Faso on est déjà tous divisés

Refrain :

How many people must die…must die
Before you realize…before you realize
How many people must die…must die
Before you realize…nigga, before you realize
How many people must die…must die
Before you realize…ouais ! avant qu’tu comprenne négro
Nigga…before rou realise…before you realise

Encourager les initiatives privées
Au lieu de trop souvent les jalouser, vilipender
Epidémies, guerres tribales, coup d’états, pauvreté
Sont des fléaux que nous pouvons nous même éradiquer
Pendant combien de temps on enterrera nos mort
En maudissant le sort et bénissant l’étranger
Pour quelques sacs de riz ou quelques sacs de blé
Mais où en est dites moi notre combativité…

Combien de temps mes frères courberont l’échine

Combien de négros finiront dans la machine…well

Combien de temps mes frères courberont l’échine
Before you realize
Combien de négros finiront dans la machine…well
Before you realize
Combien de femmes affronteront l’infâme
Before you realize
Pour qu’leurs enfants connaissent à nouveau un drame
Before you realize

O.N.G

« Allo ! Charlie appelle tango…Charlie appelle Tango…
On est sur le site là actuellement…Opération couscous bengua enclenchée !!! »

Refrain :

O.N.G moi j’fais d’l’humanitaire
4/4 tourisme on est tous solidaires
Comptes bloqués et cash money
La vie est belle quand on bosse dans l’humanitaire
Maladies famines guerres et fléaux
Beaucoup de victimes mais pas un seul boulot
O.N.G y a rien à faire
Qu’d’ bronzer et de se sentir aimés…

Mesdames et Messieurs c’est gratuit
Y’en aura pour tout l’monde vous excitez pas
Du bon riz périmé d’la farine des biscuits
Importés directement des Etats-Unis
Même nous on en consomme c’est pour vous dire…
« Chef hey ! on a pas droit à faire ça hein ! »
« Rapporteur… ! »
Si vous êtes commerçant on peut faire des affaires
Moyennant quelques billets ouais c’est pas cher
J’vous sors quelques sacs…Tac Tac
J’peux même vous les amener avec mon…4/4
Surtout les revendez pas sur la place du marché
Avec le tampon « don des Etats-Unis d’Amérique »
Ca ferait pas bon pour mon C.V
Ca ferait pas bon et ça serait pas bon pour vous
Plus d’marge, plus d’biz, plus d’bénèf, plus d’assos
Et j’nierai vous avoir rencontré
HaHaHaHaHa….

Refrain :

O.N.G moi j’fais d’l’humanitaire
4/4 tourisme on est tous solidaires
Comptes bloqués et cash money
La vie est belle quand on bosse dans l’humanitaire
Maladies famines guerres et fléaux
Beaucoup de victimes mais pas un seul boulot
O.N.G y a rien à faire
Qu’d’ bronzer et de se sentir aimés…

Vous avez faim, soif…on est là !
Vous avez des problèmes de santé…on est là !
Vous cherchez à être hébergé…on est là !
Vous voulez quoi, vous voulez tout ?
Euh…On est plus là !
Si on vous donne tout vous n’aurez plus besoin de rien
Plus besoin d’rien alors plus besoin d’nous !
C’est du business social quand même,
Ce sont d’abord nos idées tout d’même !
Nous aussi on veut manger, approchez…
Mesdames et messieurs vous avez des projets
Et nous on adore les projets
Surtout quand ils ont des dossiers bien montés…houhoum !
Arrangez vous pour glisser quelques billets à l’intérieur
Ça fera pas d’mal au bonhomme de service
Et si jamais votre dossier est accepté
Pensez à reverser l’pourcentage habituel car…
C’qu’il y a de bien dans l’habituel c’est…
Les bonnes habitudes
Et les bonnes habitudes provoquent toujours, toujours…
Les très bonnes…attitudes

Refrain :

O.N.G moi j’fais d’l’humanitaire
4/4 tourisme on est tous solidaires
Comptes bloqués et cash money
La vie est belle quand on bosse dans l’humanitaire
Maladies famines guerres et fléaux
Beaucoup de victimes mais pas un seul boulot
O.N.G y a rien à faire
Qu’d’ bronzer et de se sentir aimés…

Haaaaa…admirez les paysannes dans la savane
Et les jolis cors…pardon elle est pas bonne celle là on la refait là !
Reviewwwwwwww…….
Haaaaa…admirez les paysannes dans la savane
Et les jolis ombrages, et si vous avez d’la chance
Vous croiserez peut être dans l’village
De belles autochtones pas sages et vous pourrez
Goûter aux spécialités locales,
Prochaine localité située à deux cent kilomètres de là
Notre mission construire un petit complexe sanitaire
Pour éviter aux villageois d’aller faire en brousse
Mais c’est pas la peine de trop creuser…oh non…
Un petit trou suffira…oh oui
Car avec c’qu’ils mangent ils auraient d’la peine à remplir la fosse
Sceptiques ?…Non ! Nous ne sommes pas sceptiques mais prévoyants
Et parfois on donne un petit coup d’pouce aux évènements
Pour faire tomber les enveloppes budgétaires
Alors si t’as du savoir faire ou pas du tout
Un peu d’ambition que t’aime les voyages
Et leur application pratique, vient dans notre O.N.G
Où même le PDG est tous les jours en S.R.B….
« euh…Monsieur, Monsieur, ça veut dire quoi S.R.B ? »
« Strictement Rien à Branler… »

Refrain :

O.N.G moi j’fais d’l’humanitaire
4/4 tourisme on est tous solidaires
Comptes bloqués et cash money
La vie est belle quand on bosse dans l’humanitaire
Maladies famines guerres et fléaux
Beaucoup de victimes mais pas un seul boulot
O.N.G y a rien à faire
Qu’d’ bronzer et de se sentir aimés…

O.N.G, O.N.G
« Ho Salif ! donne pas tout là ! laisse quelques sacs et quelques litres de CATWELL, on doit en ramener à l’anniversaire d’Isabelle, t’as oublié ?....bon viens, viens, on part…on part…Haa…trop d’villageois ici ! »
« toi tu crois qu’on va donner l’argent cadeau « conha »…toi tu es bête ou bien c’est quoi ?...salopard ! »
O.N.G, O.N.G

ON EST TOUS INNOCENTS

La la la…Ouaich
La La La La La La La La…c’est smok

Dans toutes les cours
les arrières cours et même les basses cours
Présomption d’innocence, prudence
On m’aurait dit que Thomas Sankara se serait fait buter
J’aurais pas donné ma révérence
On m’aurait dit que Congo et Zongo se seraient fait « sixer »
J’aurais pas donné ma révérence
On m’aurait parlé d’Lingani, l’autre Zongo, Ouedraogo
J’aurais pas donné ma réverence
Mais on m’aurait parlé d’ma propre potence
Là peut être j’aurais douté je m’serais baissé
L’être humain est ainsi fait qu’il fait pas bon
D’être concerné par les faits, il fait pas bon
D’être un riposteur parce qu’on finit très vite en imposteur
Le seul zozo contre qui on fait front
Même avec d’la sueur sur le front
Faut que j’te dise frérot c’qui me motive
C’est d’avoir d’la fraîcheur dans mon salon
Mais pas à tout prix faire le pion
Fermer les yeux sur l’futur d’ma nation
L’échiquier j’en veux un bout aussi j’vois pas pourquoi
Les glaçons seraient seulement pour tonton

Refrain :

Il l’a provoqué…faux !
Il l’avait cherché…faux !
On a pas le choix…faux !
On l’a pas tué…faux !
Donnez nous un peu plus de respect
Il faudrait peut être un peu moins de faux
On a l’unité…faux !
On a le progrès…faux !
On a la justice…faux !
Burkina Faso…faux !
Donnez nous un peu plus de respect
Il faudrait peut être un peu plus de vrai

Si l’crime reste impuni c’est qu’il paie
Passez donc le gâteau qu’on se l’partage
Y a pas d’raison de rester sage
A sa place comme une image si on a plus l’âge
Si on brave plus les interdits
On s’interdit de faire l’brave gars
Le bandit chef peut pas gagner t’es fou ?
C’est comme ça dans les films de Kung-Fu
Où est ce que t’as vu que t’avais pas l’choix
Dans une nation qui t’donne le choix t’as pas la foi ?
Tâte donc ton foie et tu verras
Que l’plus coupable des deux n’est pas celui qu’tu crois
L’inconvénient avec le cercueil
C’est l’avantage que cela confère au deuil
Bien pratique pour qu’un tas d’hypocrites
Evitent ainsi l’regard du macchabée

Refrain :

Il l’a provoqué…faux !
Il l’avait cherché…faux !
On a pas le choix…faux !
On l’a pas tué…faux !
Donnez nous un peu plus de respect
Il faudrait peut être un peu moins de faux
On a l’unité…faux !
On a le progrès…faux !
On a la justice…faux !
Burkina Faso…faux !
Donnez nous un peu plus de respect
Il faudrait peut être un peu plus de vrai

Plus de respect plus de vérité
Pour un repos forcé non mérité
Au train où vont les choses les cimetières
Deviennent des véritables parcs d’attraction
Avec des tombeaux toboggans et des couloirs obscurs
Pour faire jouer à cache-cache
On y emmènera les enfants l’dimanche
A la place de Faso Park
On en profitera pour leur faire un cours d’histoire
Et de démocratie, démographie oblige
Il faudra faire d’la place autour pour garer mobylettes
Et permettre ainsi aux parking-mens
De bénéficier d’un nouvel emploi
On vendra des t-shirts et des casquettes « tombeau-land »
A l’instar de Disney –Land
Avec des décors réalistes et des personnages ayant existé
Plutôt…qu’existants…

Refrain :

Il l’a provoqué…faux !
Il l’avait cherché…faux !
On a pas le choix…faux !
On l’a pas tué…faux !
Donnez nous un peu plus de respect
Il faudrait peut être un peu moins de faux
On a l’unité…faux !
On a le progrès…faux !
On a la justice…faux !
Burkina Faso…faux !
Donnez nous un peu plus de respect
Il faudrait peut être un peu plus de vrai

Faux …faux…faux…faux…

TEMPS MORT Feat SAMRTY

Houuuuuu…..wiiiiiiiiiii

Smockey, Yeleen, Smarty…ouais ouais, on est là !

Smarty :
Tellement je hais la vie j’ai su qu’la mort a un prix
Le tord c’est que l’esprit est fébrile et l’oublie
Tellement je hais l’amour la femme le sexe et mon zizi
Elles en veulent tous et c’est la source de mes ennuis
Smockey :
Vraiment ? tu hais la vie ? la mort a l’prix que tu lui donne
Et tu peux pas l’oublier accepte les cartes qu’elle te donne
Seulement t’as un zizi mais tu le manie mal
Parce que tu le dissocie de ton cerveau
Smarty :
Tellement je hais sa mère pour les conseils qu’elle lui donne
Entre l’argent et l’amour la différence pèse des tonnes
Tellement je hais les fesses la source de mon esclavage
Quand tu te déhanches….houuuu…je stresses
Smockey :
Mais que veux tu qu’elle te dise tu veux qu’elle te fasse la bise
Ou qu’elle te dise fais plus souvent l’amour à ma fille ?
Tellement tu aimes ses fesses tu en fais l’apologie
Mais imagine ce postérieur sur un W.C.

Refrain :

On est tous des frères et sœurs
(…chœurs bissa)
Pose ta main sur son cœur
(…chœurs bissa)
ne sens tu pas battre ton cœur
(…chœurs bissa)
On est tous des frères et sœurs
(…chœurs bissa)

Smarty :
Je les hais si que tendent l’oreille à cette musique
Insatisfaits ils seront et bienvenues les critiques
Hais le Rap les MC et tous ces BLABLA
Jaloux hypocrites et vaniteux sont ces gens là
Smockey :
C’est vrai que beaucoup de MC s’prennent pour des Messies
Mais si tu les écoute tu leur donne du crédit
Le public aime le sexe le sang et puis l’action
Mais s’il était facile où serait l’évolution ?
Smarty :
Hey Smok ! moi je hais le football et tous ces chevaux
Revenus et devenus aujourd’hui les bourricots du Faso
Je hais les supporters les comités
Si seulement ils avaient pu passer la balle à Dagano
Smockey :
Le football parlons en qu’elle déception
J’peux pas pas comprendre qu’un écureuil fait mieux qu’un étalon
On a eu beaucoup d’bruit on a pas marqué de but
Mais grâce à ça au moins le Burkina Faso est connu

Refrain :

On est tous des frères et sœurs
(…chœurs bissa)
Pose ta main sur son cœur
(…chœurs bissa)
ne sens tu pas battre ton cœur
(…chœurs bissa)
On est tous des frères et sœurs
(…chœurs bissa)

Smarty :
Moi je hais Maoundoué et toutes ses chansonnettes
C’est doux c’est trop lent c’est un truc pour les filletes
Je hais l’histoire et la capture de Sadam Hussein
Encore un épisode avec une fin Américaine
Smockey :
Sssssss….souffle sur ta peine pour que tu te calme
Repose toi t’es pas net parce que moi j’ai la cassette
C’est Sadam c’est sodome c’est les Américains
La mécanique est huilée tu connais l’refrain
Smarty :
Je me hais toujours insatisfait de c’que je fais
Quand les rideaux tombent sur moi c’est le regret
Je hais toutes les fins c’est trop triste
A la fin si t’as rien compris rebobine et bis
Smockey :
T’as pas confiance en toi mais pourquoi tu dis ça ?
Malgré tes zozoteries y’en a beaucoup qui t’apprécient
On dit que même les bonnes choses ont une fin
Allez ! tend moi la main allons manger car on a faim

Refrain :

On est tous des frères et sœurs
(…chœurs bissa)
Pose ta main sur son cœur
(…chœurs bissa)
ne sens tu pas battre ton cœur
(…chœurs bissa)
On est tous des frères et sœurs
(…chœurs bissa)

(…chœurs bissa) (x4)

ZAMANA Feat SAMI RAMA

Aéroport d’New York suis blotti dans la soute
Entre un régime de bananes et trois oranges
C’est là qu’les zozos m’ont jeté
Etrange Destin qui m’joue des tours étrange
J’repars chez moi comme je suis arrivé
Dix ans que j’ai trainé dans les couloirs du Kennedy
En espérant avoir un putain d’visa
Me voilà forcé aujourd’hui d’y renoncer
Direction Ouagadougou Burkina Faso
La terre des Hommes intègres mais j’suis pas très chaud
J’apprécie pas d’être ainsi forcé
A rendre des comptes à mes frères du Boulgou
Obligé c’est bien vrai j’l’avoue à me désavouer
A devoir m’expliquer sur mon silence
De plus j’ai peur d’être mal accepté
D’être regretté parce que j’suis pas blindé

Refrain :

Zamana la Ara wou loguè
Zamana la Anti loguè
Zamana la Ara wou loguè

Iri zamana la Anti loguè…(x2)

A ma grande surprise ils sont tous alignés
Un comité d’accueil familial m’attend
Avec un sourire non dissimulé
La température monte d’un cran
Que vais-je leur dire comment vais je faire
Pour leur expliquer mon itinéraire de gangster
Mais j’ai pas l’temps de l’penser
Que l’monde s’empresse déjà de me palper
Puis on me conduit au taxi-brousse
Direction Garango en passant par Tenkodogo
Le paysage est dur sûr il est bien là
Et mon émotion commence à refluer
J’revois ma vie à l’envers quand je vois l’vert
Des karités et tout c’qui fait la beauté
De mon peuple et d’sa dignité, vas-y dis leur Sami…

Sami Rama :

(…….)

…J’élève encore ma voix pour mon peuple sans voix
Il est temps que le fils du sang revienne à la terre
Il est que nos enfants apprennent les vraies valeurs
De l’héritage….han Ara Wou Loguè….

Refrain :

Zamana la Ara wou loguè
Zamana la Anti loguè
Zamana la Ara wou loguè

Iri zamana la Anti loguè…(x2)

Dédicacé à tous mes frères qui s’sentent honteux
De revenir à la terre mère les poches trouées
Y a pas d’honte à se sentir heureux
Y a pas d’honte, y a pas d’honte
A toutes mes sœurs qui croient en l’avenir
Et qui espèrent voir venir le jour où elles seront comblées
Voir leurs maris revenir pour s’affranchir d’leur passé
A tous les grand pères et toutes les grand mères
Qui s’inquiètent pour leurs enfants exilés
Estimant les avoir condamné le jour d’leur baptême d’l’air

Refrain :

Zamana la Ara wou loguè
Zamana la Anti loguè
Zamana la Ara wou loguè

Iri zamana la Anti loguè…(x2)