Pre’volution 1

INSOUMISSION

Smok ne se soumet à personne…
Smok ne se soumet à personne…

 

COUPLET 1

Un ! Je ne ressemble à personne
Deux ! Personne n’est mieux que personne
Trois ! De comptes à ne rendre à personne
Donc comme je l’ai dis tantôt Je ne me soumets à personne
Personne, même les vieilles putes ont des principes
Personne, ne les consomme sans condom
En somme, si le show-biz t’impressionne
Bienvenue dans le temple mon appendice fonctionne
Toujours au top du questionnaire
Jamais ne manque de vocabulaire
J’ai les vertèbres bloquées depuis ma naissance
Je tire toujours vers le haut ma révérence
Aussi vrai que petitesse n’est pas politesse
Faiblesse n’est pas égale à sagesse
Un mouton ne paraitra jamais que ce qu’il est
Moi je préfères être un chien et rester enragé…WOOH !

REFRAIN :
Smok ne se soumet à personne
Une personne ne se soumet à personne
Smok ne se soumet à personne
Une personne ne se soumet à personne
Smok ne se soumet à personne
Une personne ne se soumet à personne
Smok ne se soumet à personne
Une vraie personne ne se soumet à personne

COUPLET 2

Quatre ! De nouveaux riches ont le contrôle
Cinq ! Des arrivistes ont des monopoles
Six ! Suffit d’une piscine ou d’une parabole
Et ils veulent du respect comme au capitole
Désolé mais ce truc n’est pas une aumône
Le respect ne se donne pas à des couilles molles
Vos possessions vous dépossèdent des bricoles
Le respect ne viendra pas avec ta bagnole
Il Ya ceux qui courent après les références
Qui toute leur vie vont faire allégeance
Ne supportent plus leur minable existence
Un pauvre type doit payer pour leur insignifiance
Alors, t’as eu un père à la maison
T’as donc une paire dans ton pantalon
Autant la solution dépend de l’équation,
L’intromission dépend de la position

REFRAIN :
Smok ne se soumet à personne
Une personne ne se soumet à personne
Smok ne se soumet à personne
Une personne ne se soumet à personne
Smok ne se soumet à personne
Une personne ne se soumet à personne
Smok ne se soumet à personne
Une vraie personne ne se soumet à personne

Le monde est ironie inconsciente et inconscience de l’ironie
Nous sommes des créateurs,
Et nos actions sur les choses de ce monde sans cesse renouvelées
Finissent par nous renvoyer à la face notre impuissance à bouleverser
Leur ordre et à en tirer les évidences qui s’imposent
Nous faisons partie d’un mécanisme avilissant et déshumanisant
Et à défaut de le réinventer nous pouvons pour le moins
Etre la pièce qui le perdra.

CAMELEONS Feat SMARTY

PAROLE DE SIMPLE CROQUE-NOTE

impasses froides et profondes
six-mètres obscurs où foisonnent
Mille et une vies qui s’adonnent
À la lecture des esprits

Les astres malgré leur lumière
eux pourtant ne nous éclairent
pris dans leur routine amère
Nous sommes faits comme des rats

Mannes de la création
Faites nous rompre avec la malédiction
Du triste constat de la désolation
Aux aurores de nos vies

Que l’aube vienne qu’elle apporte
À nos venus hottentotes
La revanche à nos portes
Nous sommes prêts soldats

Parole de simple croque-note

 

A dire vrai,
chez nous ya plein d'espace mais pas de place pour la logique
les saisons passent comme des bolides et les bolides font du surplace
les happy end sont absentes de nos tragédies omniprésentes
quand une arme crépite et chante sa rafale
c'est au moins un corps qui déchante dans les dédales

partout de grands espaces mais pas de place pour les principes
des militaires ventripotents font de l'argent en outrageant
les honnêtes gens au quotidien, de malheureux, simples passants
des agents de la fonction arrondissent leur fonctionnement
en spoliant les petites gens pour de simples documents

oui plein d'espace mais pas de place pour la logique
des dispensaires postes de santé d'où la santé est absente
manquant de tout d'instruments jusqu'au plus simple désinfectant
hyppocrites comme hypocrate parlant de santé publique
des cliniques aux tarifs pics finissent d'achever la logique

tout cet espace mais pas de place pour le public
jeunes ou vieux tous désoeuvrés et attentistes
roulez roulez miettes jusqu'aux gueules ouvertes qui vous maudissent
ventres creux détendus comme un carquois trop plié
ayant perdu hélas toute élasticité

beaucoup d'espaces vous dis-je mais pas de place pour les prodiges
il est de ces contrées où l'alchimie n'opère jamais que dis-je
Elle apparaît seulement quand les choses tirent vers leur fin
quand les peuplades acculées n'ont plus d'autre choix que leur instinct
pour reprendre à la bête le privilège du festin

c'est alors que tout cet espace qui ne laisse la place qu'à un palais
enfin va se remplir d'une multitude de têtes de nègres
en bicyclette ou à pied grands gros petits et maigres
il est venu le temps où les faibles reprendront aux forts
la gestion des espaces où le public est en bonne place

voici donc que misérables damnés condamnés gueules noires
creuseurs pousseurs raccoleurs tantôt bannis de l'histoire
cul d’jatte estropiés inclinés bancals tordus désarticulés
à l'existence insignifiée et au corporel marqué
en un temps mémorable font battre le coeur du pavé

et c'est une formidable danse défiant l'ordre logique
de carcasses humaines sorties d'une gadoue prolifique
vomissures raclures salopards de tout accabit
gouvernement coupe-gorge souffrez de cette incontournable réplique
espaces et places s'enlassent enfin réconciliés,
du moins, jusqu'au prochain suicide collectif...

NÉCESSAIRE CONSCIENCE

Refrain:

Conscience pour l’équilibre presqu’une évidence
Danse sous les projecteurs de la claire connaissance
Promène toi où l’information a un certain sens
L’ignorance est souffrance et l’inverse a un sens…(bis)

Couplet 1:

Tu te dis conscient bienvenu dans le temple
De la conscience toujours en croissance
Sur nos principes toujours à cheval, de vrais mâles
Pas du bétail electoral
Tu connais la formule frangin
Bis repetita placent, la repetition est pédagogique donc
Fourre toi dans le crâne que tu n’es pas un mouton
Tous les matins dès le réveil et respecte ta position
Combien de gens sont prêts à sacrifier le libre arbitre
Et paraître aussitôt pour des pîtres
Le pouvoir et l’opposition c’est bonnet blanc
Blanc bonnet sans la conscience qui mêne à l’opinion
Des types qui contestent sans concession
Changent de concept aussitôt revêtus d’une nouvelle veste
Révolutionnaires fantôches qui ne tiennent pas la route
Souvent frappés d’amnésie dès que la tension baisse…

Refrain:

Conscience pour l’équilibre presqu’une évidence
Danse sous les projecteurs de la claire connaissance
Promène toi où l’information a un certain sens
L’ignorance est souffrance et l’inverse a un sens…(bis)

Conscience pour l’équilibre presqu’une évidence
Danse sous les projecteurs de la claire connaissance
Promène toi où l’information a un certain sens
L’ignorance est souffrance et l’inverse a un sens…(bis)

Couplet 2:

Ca t’interresse pas mais soit curieux quand même
Pourquoi tu souffres pourquoi tu peines
Comprend les choses qu’on ne veut pas que tu comprennes
Comprend pourquoi ta réalité est toujours la même
Si vis pacem para bellum qui veut la paix
Prépare la guerre sera ton bréviaire et pourtant hélas
T’es condamné par contumace
tu grimace mais tu t’encrasses
tu maudis ta race mais tu restes dans l’impasse
aucun risque que le système fasse volte face
pour que la goutte fasse déborder le vase
il faut bien que le vase ne retienne pas la goutte
le monde peut vivre une tragique épithase
une occasion de plus pour toi d’enfourcher ton pégase
tu tends la joue gauche et tu accepte la gifle
alors renifle pendant que moi je siffle (…fff…)
si le mouton n’était pas aussi con
il ya longtemps qu’il aurait bouffé du lion…

Refrain:

Conscience pour l’équilibre presqu’une évidence
Danse sous les projecteurs de la claire connaissance
Promène toi où l’information a un certain sens
L’ignorance est souffrance et l’inverse a un sens…(bis)

Se rassembler…est une nécessité!

ODE A MES BLESSURES

Ce son plaira aux esprits sains mais pas aux simples d'esprit
Comme disait quelqu'un faire le rang
C'est une façon d'attendre les décorations ou les règlements de compte
Je ne suis ni candidat pour le premier cas de figure ni pour le deuxième
Parce que je risquerai de comprendre la meute,
Je me tiens loin de la meute pour les mêmes raisons

Refrain

Mes blessures ne guérissent pas (x3)
Mes blessures ne s’referment pas
Mes blessures s’entrouvrent, s’écartent, suintent le pus empestent le mascara

Mes blessures mes fractures le public n’en a cure
J' t'assures j'épure tous les jours je récure
Mes blessures casserolles sont mes camisoles
M'enferment m'isolent me désolent et j’dégringole

Mes blessures j’les connais c'est ta tête d'imbécile
Que ton style débile de délinquant fertile
Ou de juge coprophyle c'est le même profil
Cache à peine ton idylle pour les centaines de mille

Mes blessures carnivores me dévorent tout le corps
Recrachent par le blastopore monsignor et matador
Et tous ceux qui s'honorent pompeusement de métaphores
prétentieux comme matamor toujours prompts à la mise à mort

Mes blessures font mal conjugaisons conjuguales
Excitent ma lacrymale anti-comportementale
Pas de talent pour l'orchestral juste un marginal
Délinquant anti-social qui n'a pas peur d'être partial

Refrain

Mes blessures ne guérissent pas (x3)
Mes blessures ne s’referment pas
Mes blessures s’entrouvrent, s’écartent, suintent le pus empestent le mascara (x2)

Mes blessures de malade acceptent les camarades
Evitent les bousculades mais dressent des barricades
Pas de dérobade même si c'est une lapalissade
la vérité est plus grande quand elle s'affiche dans un stade

Mes blessures de rebelle ne sont pas accidentelles
Elles sont mes sentinelles à l'assaut des citadelles
Elles sont mes aquarelles elles sont existentielles
Honorables séquelles qui s’passent de plaintes sempiternelles

Mes blessures je les aime elles imprègnent mes poêmes
Si j’aimais le café crème elles en seraient la crème
J’les adore parce qu'elles m'apprennent à éventrer ma haine
Sur l’autel des condors de la bêtise humaine

Mes blessures de guerre font battre mes artères
Elles me donnent le nécessaire pour briser toutes les barrières
Elles sont ma biosphère mon école buissonnière
Ma force de caractère pour sortir de la bétaillère

Refrain

Mes blessures ne guérissent pas (x2)
Mes blessures ne s’referment pas (x2)
Mes blessures s’entrouvrent, s’écartent, suintent le pus empestent le mascara

Il ya des moments où l’inactivité des cerveaux est plus enviable que l’activité de certaines cervelles
On dit que les enfants sont les plus cruels de tous
Et en même temps on dit qu’ils sont l’avenir du monde
C’est donc peut être cela le futur de l’humanité
l’innocente cruauté, ou alors la cruelle innocence allez donc savoir
pendant que mes blessures ne guérissent pas,
mes blessures ne s’referment pas,
qu’elles s’entrouvrent suintent le pus empestent le mascara…
les enfants du future prolongent ma sépulture

OU EST L'ERREUR

How? We gonna do it that way yo ! (x3)
Comment ? On va le faire comme ça…

Refrain:

Somebody have to tell me where is the mistake? (x2)
Somebody have to tell me now
Quelqu’un doit me dire où se trouve l’erreur
Somebody have to tell me where is the mistake? (x2)
Somebody have to tell me now
Quelqu’un doit me dire où se trouve l’erreur

 

La vérité qui trop éclaire qu’on s’en éloigne
Lorsqu’elle est dite par un moine qui se réclame moine
Car c’est si vrai que je suis timide et que je me soigne
Ne me teste pas en me confiant ton patrimoine

Qu’est ce qui semble flou quand les choses sont si claires
Qu’on ne veut pas les prendre pour ce qu’elles sont en clair,
On cherche toujours à faire difficile pour faire
Quand on peut faire facile en étant sûr de plaire

Où se trouve le doute pour toutes ces evidences
Qu’on refuse d’admettre tout ça par suffisance
Faire pondre aux poules des oeufs carrés par convenance
Et on s’en tape qu’elles aient mal au cul quelle aberrance

Où se trouve l’erreur quand le plus grand des prédateurs
Se met à tolérer le plus petit des dictateurs
Quand la loi de la jungle est un shéma à l’envers
Que les plus petits mangent les plus gros où se trouve l’erreur

Refrain:

Somebody have to tell me where is the mistake? (x2)
Somebody have to tell me now
Quelqu’un doit me dire où se trouve l’erreur
Somebody have to tell me where is the mistake? (x2)
Somebody have to tell me now
Quelqu’un doit me dire où se trouve l’erreur

Ainsi se succèdent les pelotons d’exécution
Aussi vite qu’une précoce éjaculation
Les juges ont la gâchette facile en toute situation
Mais rares sont ceux qui sortiront indemnes d’une confession

Je ne veux voir aucun salaud à mon enterrement
Qu’ils restent chez lui à enseigner à ses garnements
La larme de crocodile et le claquement de dents
L’art et la manière de pleurer en ricanant

Quand est-ce que la morale à pris la poudre d’escampête
Car c’est tous les jours que les criminels font la fête
Une espérance de vie décuplée et guillerette
Les plus grands d’entre eux se balladent même sur la croisette

Cherchez l’erreur quand face à l’adversité
Les uns et les autres sont prêts à tout pour émmerger
Quitte à immerger le reste de la société
En prenant appui sur les épaules de la majorité

Refrain:

Somebody have to tell me where is the mistake? (x2)
Somebody have to tell me now
Quelqu’un doit me dire où se trouve l’erreur
Somebody have to tell me where is the mistake? (x2)
Somebody have to tell me now
Quelqu’un doit me dire où se trouve l’erreur

Etre sensible est une tare dans cette société
Un homme qui pleure est soigneusement évité
Pourvu que sa faiblesse ne puisse contaminer
Une espèce humaine en quête de sécurité

La seule bonne nature de l’homme l’émotionnel
Est jetée en pâture à la querelle universelle
Cherchez l’erreur dans cette géhenne matérielle
Où l’on vous interdit d’être simplement naturel

Confesser sa peine ça n’est pas normal
Surtout quand on est un homme ça n’est pas normal
Je suis pourtant pourvu de glandes lacrymales
Cherchez l’erreur l’homme ne serait qu’un animal

Refrain:

Somebody have to tell me where is the mistake? (x2)
Somebody have to tell me now
Quelqu’un doit me dire où se trouve l’erreur
Somebody have to tell me where is the mistake? (x2)
Somebody have to tell me now
Quelqu’un doit me dire où se trouve l’erreur

OLLALI OKUFFI

Ok, ok, ok, ok,
Entre dans l'arène tel un gladiateur
Donne toi de la peine tel un tirailleur
Un mental de battant de vrai combattant
De grand militant de grand résistant

Tant et si bien qu'on ne peut jamais te plier
Jamais t'abaisser jamais te coucher
tant et si bien que tu vas gagner des batailles
défoncer des murailles même sous la mitraille

Même sous le feu de l'ennemi tu ne te plies
Jamais ne t'enfuit jamais ne supplie
Refuse d'abandonner quand la partie n'est pas pliée
la partie n'est pas jouée tu choisis d'être un pilier

Tu choisis de foncer plutôt que de reculer
Choisis de parler plutôt que de la fermer
Choisis de raisonner pour ne pas avoir à subir
Choisis de réagir pour ne pas avoir à en pâtir

Choisis de rester plutôt que de partir
Plutôt que de se mentir plutôt que de trahir

Bienvenue dans le carré des hommes d'honneur
Où la parole est à l'honneur
Bienvenue dans le carré des hommes d'honneur
Qui malgré la peur prennent de la hauteur

Refrain :

Ollali Okuffi (x4)
Nan laara An sara (4)

Entre dans la zone de combat telle une amazone
Il n'y a pas que les hommes qui combattent
L'histoire est pleine de guerrières de femmes fières
Grace à qui on a fait tomber des barrières

Femmes fortes femmes de principe
Tu bombes la poitrine tu marches la tête haute
Il ne sera pas dit qu'on t'auras tout prit que tu n'aies reprit
Ton destin n'est pas écrit

Tu as déja donnée l'exemple tant de fois
De Mrs Jones à princesse yennenga
Sarraounia, makeda, ndabaga
Assantewa, anna zhinga

Il n'est jamais question que tu te replies
Ton “sexe faible” donne des frissons aux ennemis
Face au danger jamais tu ne t'incline
Tu es la concubine de mon adrénaline

Alors à toi je dédie ces quelques rimes
A toi qui fait honte à tous les hommes au féminin

Bienvenue dans le carré des femmes d'honneur
Où la parole est à l'honneur
Bienvenue dans le carré des femmes d'honneur
Qui malgré la peur prennent de la hauteur

Refrain :

Ollali Okuffi (x4)
Nan laara An sara (4)

Entre dans la reine des surfaces qu'on te fasse une place
On ne craint pas les menaces
Comment ne pas se révolter quand tout peut péter
Sont ils atteints de cécité

Attention à tous ces foyers qui s'allument
Cette amertûme s'accumule sur le bitûme
Hommage à tous ces types qui avaient des tripes
Ont cassé leur pipe contre tous les stéreotypes

Pour tous ces humains on ne peut pas rater le train
On aura le pain mais je t'assure aussi le vin
On voudrait nous voir tétanisés par la peine
Parce qu'on se trouve à l'autre bout de la putain de chaîne

Il n'est pas question pour nous de fatalité de destinée
On va renverser le procédé
Il est important pour nous d'être farouches
Car si on se couche c'est la mort qui fait mouche

Bienvenue dans le carré des gens d'honneur
Où la parole est à l’honneur
Bienvenue dans le carré des gens d'honneur
Qui malgré la peur prennent de la hauteur

Refrain :

Ollali Okuffi (x4)
Nan laara An sara (4)

Ollali Okuffi (x4)
Nan laara An sara (4)

DANS LA PEAU D'UN MULÂTRE

Mais que le monde s’écroule et qu’on en finisse mes fils
Maudit soit mon père et tous ces blancs esclavagistes
Qui engraissent leurs porcs et nourrissent leurs nègres au maïs
Considèrent ma mère comme une femelle reproductrice

J’ naquis ainsi après le dixième viol de sa chasteté
À meme le sol sous la brutalité sèche des coups de fouet
On avait creusé un trou pour qu’elle s’allonge sur le ventre
On lui lacéra le dos jusqu’à ce que les contractions se déclenchent

A l’instar du mépris qu’ l’on avait pour le mulet
J’découvris le mépris pour le mulâtre que j’étais
Ressemblant trop à mon maître j’étais devenu une injure
Parce que mon faciès lui rappelait son ignoble forfaiture

Dans un convoi de chair humaine J’fus vendu au plus offrant
On m’fit ouvrir la bouche on consulta toutes mes dents
Et c’est là qu’ils m’emmenèrent j’revis plus jamais ma mère, je ne doute pas qu’elle ait péri, famélique et dans la misère

Refrain:

Cette histoire aurait pû être mienne
Cette histoire aurait pû être tienne
canne à sucre ou coton
le moins nègre des nègres n’était jamais qu’un simple nègre
Cette histoire en fait peut être mienne
Cette histoire est de nouveau Africaine
Après l’abolition
Le plus nègre des nègres n’est plus qu’un nègre de palais

Mais que le monde s’écroule et qu’on en finisse mes fils
Avoir le cul entre deux chaises est un trop grand supplice
S’faire bouffer dans sa fuite par les chiens des esclavagistes
Ou choisir de rester et tous les jours subir des sévices

Plus de claquements de fouets gémissements cliquetis de chaines
De lait mêlé de sang qui s’écoulent des seins de femmes enceintes
De peuple abasourdi qui accepte la punition en silence
D’un despote contemporain qui réitère la loi du silence

Il en est ainsi des histoires qui ne finissent jamais
Tant les hommes ne savent pas tirer les leçons de leur passé
Une période inégalée en genie de la cruauté
Aujourd’hui il ya des gens qui voudraient la ressusciter

Refrain:

Cette histoire aurait pû être mienne
Cette histoire aurait pû être tienne
canne à sucre ou coton
le moins nègre des nègres n’était jamais qu’un simple nègre
Cette histoire en fait peut être mienne
Cette histoire est de nouveau Africaine
Après l’abolition
Le plus nègre des nègres n’est plus qu’un nègre de palais

MA GÉNÉRATION

UN PEUPLE UN COMBAT Feat AWADI

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